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Ça fait longtemps que je vous ai pas parlé de Mogwaï.
Mogwaï. 2 ans presque et demi. 2 grands yeux noirs et une bouille d’amour. 94 cm de pur bonheur en concentré.
Mogwaï est fils de scénariste, c’est une lourde hérédité. Mais bon, il fait avec. Dans certaines occasions, ça lui rend même service.
Démonstration au parc.
Mogwaï s’approche nonchalamment d’une petite blonde boulotte de 4 ans en col claudine (Mogwaï aime les vieilles), et lui lance son désormais célèbre « Salut la ‘tite fille ! » « Viens sur ma moto ? » enchaîne-t-il, façon Elvis, en désignant une balançoire en plastique pourrie.
Et oui, le langage, ça aide pour draguer.
Il fait aussi régulièrement le coup de la panne. « Oh la moto, elle est cassée, faut la réparer ». Ça marche à tous les coups. Les gamines, qui ont plutôt l’habitude du tirage de nattes, fondent sous le charme de mon baratineur professionnel.
Côté garçons, la concurrence est plus rude. Mogwaï a tendance à leur voler la vedette lorsqu’il débarque sur un vulgaire toboggan en lançant « Bonzour le Robot ! A va décoller la navette spatiale ?» Les mioches le dévisagent comme s’il était dingue.
Mogwaï s’en fiche. Il les regarde droit dans les yeux en tendant les bras et déclare « abracadabra ! mistigri ! ze lance un sortilèze ! »
En général, les petits finissent par laisser tomber, et c’est avec maman que Mogwaï finit par jouer à faire décoller la navette (je dois être la seule barge du parc à faire les bruitages. A 2 ans, Mogwaï me trouve géniale, à 15, peut-être qu’il me trouvera juste lourde).
Avec les adultes, Mogwaï est encore plus fort. Il s’est déjà mis dans la poche sa nounou (trop facile), les voisins de sa nounou, le pédiatre de la crèche (« l’a un beau sté-tho-scope ! »), la boulangère, les éboueurs et le facteur (« salut copain facteur ! L’a mis ton casque ?»)
A coup de « bonzour Madame », Mogwaï les fait tous craquer. S’il continue comme ça, il finira comédien ou homme politique. Ou producteur.
Et off course, ses parents ont leur dose de pommade.
Z’amour : Mogwaï c’est le petit pépère à son papa ?
Mogwaï : Oui ! Et papa c’est le grand pépère !
Z’amour : Et maman ?
Mogwaï : Maman, c’est mon namour.
Baratineur, va.
Aujourd’hui dentiste. J’ai les nerfs en pelote et décompte mentalement les heures qui me séparent du rendez-vous fatidique.
Franchement, le mec qui a inventé le dentiste, c’était la crème des sadiques. Ou alors, c’était un pur génie, hyper doué dans son domaine, Inquisiteur en chef, ou DRH à Guantanamo, quelque chose comme ça. Aujourd’hui, ça tombe sur moi. Non seulement c’est la crise à France télévision, mais en plus j’ai dentiste.
Bad day.
Je pénètre avec circonspection dans le cabinet : ça sent le formol et la lotion buccale. Courageuse mais pas téméraire, je me dis que la fuite est encore une bonne alternative, mais la secrétaire me fiche la honte : « La salle d’attente, c’est par là, mademoiselle ! »
Le dentiste, la cinquantaine tranquille, petites lunettes demi-lunes (il a l’air myope comme une taupe, heu c’est normal ?) m’accueille gentiment.
-Bonjour, c’est la première fois que vous venez ?
- Oh non ! (fière) Je suis déjà allée plusieurs fois chez le dentiste !
Le type me jauge comme si j’étais mentalement dérangée.
-C’est la première fois « avec moi » ? voulais-je dire.
Maintenant c’est moi qui le dévisage d’un air suspicieux. Pervers, va ! Il ne se démonte pas.
- Quel âge avez-vous ?
J’y crois pas. Dans deux minutes, il me demande mes mensurations.
-32 ans.
Il me désigne le fauteuil maudit.
-Et vous faites quoi comme métier ?
-Scénariste.
-C’est à dire ?
Ok, c’est pas gagné.
Ben j’écris des scénarios, patate !
- J’écris des scénarios de films.
- Aaah ! Ouvrez la bouche s’il vous plaît. C’est intéressant. Et vous écrivez quel genre de films ?
- Un ‘eu de tout. ‘as ‘al de séries ‘olicières (ben oui avec son truc dans la bouche, c’est pas fastoche de parler)
-Aaaah.
Je sens que ça commence vraiment à l’intéresser.
-Vous devriez écrire une série sur les dentistes, c’est passionnant !
J’en doute pas. Une bonne extraction de dents, un chouette abcès purulent, y a matière à mettre la ménagère en haleine. Si je puis dire.
-On voit de ces trucs parfois !…
Ça y est, il est lancé le pépère.
Je zyeute avec horreur la fraise qui mugit en se balançant dangereusement de droite à gauche sous mon nez tandis que Docteur Pervers s’exclame, dityrambique :
-… un peu comme Docteur House, vous voyez ? J’adore cette série ! Il y a une scène incroyable où il fait une opération quasi à mains nues. Le sang gicle et tout et tout ! Le type est à moitié mort et soudain il se réveille et il donne la météo du lendemain !
VUIIIICRAAAATCHRIIIIP !!!!…
Une violente vibration sur ma molaire gauche m’indique qu’il a démarré un détartrage sauvage.
- Franchement, faire un toubib qui n’en a rien à cirer des patients, fallait oser. Si seulement on pouvait faire comme lui parfois, envoyer bouler nos patients, ou les tuer sans rendre de compte à personne… j’adorerais ça !
‘tain il va me faire sauter la machoire, ce con. Tout ça à cause de ce trou de balle de House. Je sais, je suis vulgaire, mais j’ai le trouillomètre à -20.
-Détendez-vous mademoiselle… vos dents sont toutes crispées.
Je m’imagine en train de répondre à Julie Lescaut :
-Vous comprenez, le dentiste était là avec sa fraise démoniaque dans ma bouche. J’ai balisé, alors je lui ai fait bouffer toute sa boîte de couronnes en céramique…
Ça craint.
Je ferme les yeux et attend la fin du supplice, en priant pour garder au moins mes incisives. Je pourrais toujours sourire en cul de poule.
Bad day.
C’est bien connu, le taux de suicides dans la police est élevé. Une des raisons évidentes qui l’explique, est que les flics travaillent avec une arme et qu’ils savent s’en servir.
Thanks God, le scénariste n’utilise pas de revolver dans le cadre de son boulot. Parce que j’en connais un paquet qui se serait déjà fait sauter le caisson plusieurs fois.
Ainsi, ce matin, j’ai appris le décès brutal de “Cellule Identité”, une jeune série policière étonnante, intelligente et drôle, pleine de vie, et promise à un brillant avenir.
Je compatis à la douleur de ses parents scénaristes. Quand on a donné trois ans de sa vie pour accoucher de sa série, qu’on y a mis le meilleur de soi (son coeur, ses tripes, son foie, sa rate etc…), et qu’on est super content du résultat… la fin de l’aventure est toujours dure à encaisser.
- Allô ? Ecoute, je suis désolé, la série est arrêtée. Ben oui tu comprends, on a fait 22% de pdm sur la ménagère au lieu des 24 prévus… Ouais, c’est con, je sais… mais faut aller de l’avant maintenant. D’ailleurs, je pensais… t’as pas un autre concept à nous proposer ?
I fuck la logique commerciale.
JM, Simon, Stéphane, Anne, Mathieu, Antoine, Hubert, Ysé, et tous les autres, je vous fais une hola d’enfer derrière mon clavier, même si j’ai l’air con et que personne me voit. I love you guys !!
Et toi, lecteur averti, précipite-toi pour acquérir ce petit bijou de série qui n’aura pas de saison 2. Comme ça on fait péter les ventes de DVD et au moins les auteurs seront riches ! (ah ah, non je déconne !)
L’horoscope de Biba. Verseau : « travail, une journée très positive. Vos projets se concrétisent. Succès et argent en perspective ! »
- Allô Plume ? Ici ton producteur à l’appareil.
- Eric ? Tu vas bien ?
- Du feu de Dieu. Ecoute, j’ai trois bonnes nouvelles à t’annoncer. Rien que ça !
- C’est vrai ? Dis-moi tout !
- Alors d’abord, j’ai enfin eu un retour de la chaîne sur « Trois filles dans le vent ». Ils a-do-rent ! Il faudrait juste affiner le second volet, surtout le personnage de Rebecca. Ils suggèrent qu’elle cherche son amant et non plus sa fille. Enfin, c’est vraiment un détail, on tient le bon bout !
- Un détail ? Ça va quand même demander pas mal de modifs…(faut juste tout refaire !)
- Ah ah, vous les scénaristes, vous avez un sens inné de l’exagération. Je suis sûr que si tu fais ces changements, on a une chance de convention.
- (un an et demi d’écriture pour « une chance de convention »… faut que je songe à me reconvertir). Une V8 donc ?…
- Ah ah, toi tu as vraiment le sens de l’exagération ! C’est une qualité, note.
- C’est quoi ta deuxième bonne nouvelle ?
- L’ami du fils du copain d’une copine qui bosse à France 2 m’a donné quelques tuyaux sur ce qu’ils cherchent en ce moment. Si jamais TF1 nous jettent, on peut leur envoyer « Trois filles » sans problème. On est en plein dans leur ligne éditoriale.
-T’es en train de me dire que ce projet est tellement lisse qu’il peut passer de TF1 à France 2 sans changer une virgule ?
- Non, non ! Pas du tout. D’ailleurs si t’as envie de changer quelques virgules, ne te gêne pas !
- Une V9, tu veux dire ? (vous les producteurs, vous avez vraiment le sens du bizness). Et ta troisième bonne nouvelle ?
- Un pote producteur développe un truc qui s’appelle « Des nanas dans le vent »…. pour TF1.
- …
- Plume ?
- Attends, je cherche mon défibrillateur.
- Ah ah, vous, les scénaristes, vous avez vraiment le sens…
- Un blaireau développe le même sujet que nous, pour la même chaîne et tu trouves que c’est une BONNE nouvelle ?!!
- Mais oui ! Ça veut dire qu’il est vraiment dans l’air du temps, et comme de toute façon notre projet est meilleur…
- Tu l’as lu l’autre ?
- Non, mais c’est une daube, j’en suis sûr. Je le sens et tu sais que je suis un producteur qui a du flair… Trois bonnes nouvelles, me dis pas que t’es pas contente !
- Si si, mais c’est bon là, j’ai ma dose. C’est trop de bonheur (Donnez-moi une corde, faut que j’aille me pendre…)
- Et au fait les formalités pour le changement de banque de ma boîte sont quasi finies. Tu devrais toucher ton chèque dans 2/3 semaines, désolé pour le retard.
- Bon excuse-moi Eric, faut que je te laisse, mon chat vient de vomir dans les baskets de mon fils (où est cette putain de corde ?)
- Tu m’envoies ton texte d’ici lundi ? Faut qu’on fasse vite maintenant.
- Je pars en week-end, là, Eric (ils ont peut-être des cordes en Normandie ?)
- Ah ouais, ouais, t’as raison, prends des vacances, c’est important. Mais bon, envoies-moi quand même un truc pour lundi, sinon on va rater le coche. Tu sais, c’est la crise. Allez, je t’embrasse !
Bip bip bip…
Fuck you Biba.
C’est finalement sans parachute et sans bière que je me suis rendue à mon premier rencard avec Dédé à TF1.
Le cœur battant, le souffle court, j’étais tétanisée à l’idée de foirer ce premier rendez-vous. J’avais passé trois heures dans la salle de bain à me maquiller, mis trois couches de déo, et vérifié cinq fois que je n’avais pas un malencontreux bout de salade, coincé dans les dents après le déjeuner (oui je sais, c’est pas glamour, mais la salade, c’est rédhibitoire, ça flingue même la coucherie d’une nuit).
Il est apparu sur scène (quelle délicate attention, il avait loué l’auditorium rien que pour moi) dans toute sa splendeur, costume Armani pas bling bling et oreillette dernier cri (même qu’à côté, Delarue peut aller se rhabiller).
« Plume, tu es mariée, n’oublie pas » m’a susurré mon petit diable à l’oreille. OK, mais bon, heu, je ne suis qu’une femme après tout. Z’amour saura faire la part des choses.
Dédé commence hard en me disant : « Montre-moi la tienne si tu veux que je te montre la mienne ». Bouffée de chaleur, je rougis comme une gamine. Heu, il me propose un touche-pipi ou quoi ?
Cependant l’homme s’avère charmant. Il s’emmêle un peu les crayons (quelle idée aussi ce rendez-vous un vendredi après-midi), ça ne le rend que plus touchant. Mais surtout, il est drôle, et il a cette autodérision qui me fait complètement craquer. Ben oui quoi, un mec beau, c’est juste un mec beau, un mec beau et drôle, c’est… dangereusement dangereux.
On papote de tout et de rien, de 5 actes, de 7 actes, de chouquettes, de francitude et de spiderman. C’est merveilleux, on se comprend tout de suite, on est exactement sur la même longueur d’onde. Ouah, ça commence tellement bien ! I’m in love… Sorry Z’amour.
Je me dis, « attention, tout peut encore chirer, Plume » (« chirer », c’est son expression, trop cute, non ?). Je fais gaffe à ce que je dis, d’ailleurs je fais tellement gaffe que je dis plus rien. Dédé me transporte, Dédé m’enchante avec ses belles phrases, ses slogans poétiques, et son humour ravageur…
Mince, c’est déjà l’heure de se quitter. Merde, Plume, déconne pas. Faut que tu lui laisses un numéro, faut que tu lui proposes un autre rendez-vous, faut que tu tentes ta chance ! Mes neurones bouillonnent. ‘tain et si je griffonnais mon portable sur son costume Armani ?
Il doit y aller, et m’offre un dernier verre à la cafète de TF1, c’est déjà ça. J’hésite. Bisous ? Pas bisous ? Naaaan , j’ose pas ! Damned ! Tabernacle !
Je regarde s’éloigner Dédé, le cœur ému et un peu triste. Rappelera ? Rappelera pas ? Une garce me glisse à l’oreille que j’ai aucune chance avec lui… Je lui colle un macaron dans la bouche pour la faire taire. Et merde, c’est sûr, je vais passer les prochaines semaines à guetter la moindre vibration de portable, et à apprendre à cuisiner les chouquettes…
Quand je dis aux gens que je suis scénariste, je m’entends souvent dire : « ouah ! mais il faut de l’imagination pour écrire ! Il faut beaucoup d’idées ! comment vous faites ? »
Et bien c’est simple. Nous les volons.
Oui. Nous, les scénaristes, sommes de viles créatures, avides de tranches de vies, assoiffées d’anecdotes et d’histoires fraîches. Nous volons à tour de bras la vie de nos congénères après avoir épuisé le contenu de la nôtre.
Nous sommes des pourritures abjectes, capables de vendre les secrets de famille (puisque je te dis que ton grand-oncle était collabo !), les confessions de nos meilleurs potes (Sam a accidentellement tué le chat de sa copine mais elle l’ignore), capables de recycler les problèmes médicaux de papi Louis (le pauvre s’est fait enlevé la prostate), les détails intimes de nos ex (Richard n’avait qu’une testicule, je te jure !), en échange d’une simple promesse de convention avec une chaîne.
Et comme si ça ne suffisait pas, nous volons aux inconnus. Ah ? Vous êtes pompiers ? J’ai toujours voulu être pompier ! Dites-donc, vous devez en voir des vertes et des pas mûres dans votre boulot !…
Nous comptons tous un médecin légiste, un flic, un psychologue parmi nos amis. Les psychopathes, les hystériques, les jaloux, les dépressifs, les mégalomanes que nous croisons nous fascinent et nous comblent lorsqu’ils nous dévoilent le tréfonds de leurs émotions, nous offrant sur un plateau nos prochains personnages.
Car nous jouons sur la corde sensible : la fierté irrépressible des gens à raconter ce qu’ils vivent, ce qu’ils connaissent, ce qu’ils sont. Une mise en abyme parfaite.
C’est ainsi qu’un copain scénariste a pu pénétrer des labos militaires classés secret-défense, et que mon médecin généraliste a frôlé l’incident diplomatique avec sa salle d’attente, en me donnant un cours magistral sur les opérations du cerveau suite aux blessures par balles.
Nous sommes des vampires de la pire espèce, de celle qui se nourrit de la substantifique moëlle humaine.
Craignez-nous, pauvres mortels, vos vies sont les nôtres dès lors qu’elles franchissent le seuil de vos bouches…
‘tain je me fais flipper toute seule, dis-donc
En ce moment, je fais des cauchemars.
Des cauchemars qui me laissent haletante, l’œil brillant et le cheveu fou, assise dans mon lit en plein milieu de la nuit. Même que Mogwaï est obligé de se lever pour me consoler (non, je déconne, ça c’est dans mes rêves).
Bref. Je suis en bas de la Grande Tour. J’ai rendez-vous avec Dédé himself, le nouveau big boss. Je dois lui pitcher moi-même mon prochain projet, face à face, les yeux dans les yeux, à « l’américaine », moi qui ne sais pas aligner deux mots spirituels sans avoir bu une petite bière avant. Sauf que là, dans le no man’s land du Quai du Point du Jour, no bière. No hope.
Je passe les portes de la Tour, fais un demi-pas et suis stoppée par un gros vigile qui exprime le désir de fouiller mon sac par une onomatopée gutturale. Je n’ai pas franchement l’air d’une terroriste mais bon, après tout, c’est vrai que j’aurais eu la place de cacher une bombe dans mon pc portable de 4,5 kg (il est temps que je passe au Macbook air, surtout dans mes rêves).
Tandis que le sbire est occupé à cheker mon sac, je sors mon pistolet à gnions de ma jarretière et je le dégomme. Ben oui quoi, c’est mon rêve, je fais ce que je veux.
Ensuite, telle Christine Aaron, je saute lestement la barrière d’entrée, me faufile dans l’ascenseur et appuie sur le bouton du dernier étage. L’ascenseur me demande le mot de passe. Je tente : « deuxième coupure pub » ? Ça marche ! Je décolle !
Arrivée au 47ème étage et demi, je sors et là… Damned ! Des baies vitrées partout ! Des baies vitrées offrant une vue plongeante sur le grouillement parisien, 200 mètres en dessous… J’ai le vertige. Grave le vertige. La tour tremble, on va tous s’écraser !
Dédé arrive, je lui demande une bière mais il m’offre une crêpe au sirop d’érable, alors j’essaie de lui parler en japonais et là, il s’énerve et hurle : « C’est l’histoire la plus con que j’ai jamais entendue ! »
Il me colle une baffe, et je me réveille (haletante, l’œil brillant et le cheveu fou). Il est 6 heures, le soleil vient de se lever, encore une belle journée.
Je me souviens que j’ai rendez-vous avec Dédé vendredi et je note mentalement de ne pas oublier d’apporter quelques Leffes, mon dictionnaire de japonais et un parachute. On ne sait jamais.

