Il faut que je vous avoue un truc. Je censure ce blog. Mea culpa, mea maxima culpa, oui je censure impitoyablement vos commentaires.
Je sais c’est dur à entendre et j’imagine déjà vos exclamations outrées « quoi ? Plume nous censure ? » « C’est honteux ! » « Halte à la dictature blogesque » « let me write free ! » etc…
Pour comprendre ma position, voici quelques commentaires auxquels vous avez échappé, et qui m’obligent aujourd’hui à édicter certaines règles :
« Chère Plume (ici mon vrai nom), je suis tombé par hasard sur ton blog qui m’a fait mourir de rire. Tu es toujours aussi spirituelle ! D’ailleurs, j’en suis venu à me demander pourquoi nous avions rompu il y a 5 ans. Non vraiment, quel dommage. Serais-tu libre pour un café ? Je t’embrasse tendrement avec tout l’empressement dont tu me sais capable. Greg ton ex dévoué »
Règle n°1 : Dans ce blog ici bas, jamais par mon nom tu ne m’appelleras.
Je suis une sournoise, une planquée, une wondermaman bien au chaud sous son masque et suffisamment de gens connaissent ma véritable identité sans qu’on aide les autres à la connaître. Non mais.
Par ailleurs, si vous savez qui je suis :
Règle numéro 2 : Ni mes mensurations, ni de détails intimes, sur moi, tu ne révèleras.
Parce que y a que moi qui ai le droit de vous communiquer ces infos ridicules du genre « je dors avec un nounours qui chante « over the rainbow » ». Du reste, mes mensurations sont ridicules.
Autre genre de commentaires » :
« Salut Plume, ton blog est vraiment très drôle. J’ai bien rigolé en reconnaissant cet abruti de truc (producteur) dans un de tes derniers posts. Lui en revanche a moins rigolé, je crois. Il en a même touché deux mots à machin (diffuseur). J’espère que ça ne nuira pas trop à ta carrière. Bien à toi, un ami qui te veut du bien. »
Règle n°3 : Les menaces directes, tu éviteras.
Je me fais suffisamment peur moi-même, je suis scénariste, n’oubliez pas.
Ou encore :
« Plume, laisse-moi te dire que l’éducation que tu donnes à ton enfant est juste catastrophique !!!! Quel genre de mère es-tu pour l’autoriser à faire ses besoins n’importe où ?!! (cf « glamour or not glamour »). Connais-tu ce qu’on nomme « les règles de vie sociales ?» J’en doute. Va voir un psy, espèce de malade mentale ou ton gosse finira mal, je te le prédis… »
Règle n°4 : Le premier degré de tout commentaire, tu banniras.
Je me fais pas suer sang et eau pour trouver un style et pour qu’un salaupiaud me bousille tout dans un stupide commentaire ! Triturez-vous un peu les méninges pour laisser votre sentiment au moins au 2ème ou au 3ème degré, bordel.
En outre, ce genre de premier degré moralisateur a le don (étrange) d’élever dangereusement ma tension, mon rythme cardiaque, et de me donner l’irrépressible envie de trucider tout ce qui bouge. Mon psy et mon cardiologue m’ont formellement interdit ce genre de crise aiguë, c’est donc dans un souci de santé personnelle, pour moi et ma pauvre famille, que je censure ces conseils avisés.
Dès lors qu’une de ces quatre règles sera enfreinte… Schlaaaak ! Couiiiik ! Vos propos passeront de vie à trépas dans l’infini du vide interwebesque, sans larme ni remord.
Poukoi ? (comme dirait Mogwaï)
Because, c’est moi le chef, c’est mon blog, et que j’en suis le dictateur (tateuse, ça le fait moyen) unique, na.
Ceux qui sont pas contents peuvent aller se faire cuir un œuf ou créer leur propre blog. Non mais.
Pour les autres… euh, déconnez pas les gars (et les girls), hein ? Continuez d’écrire, vous êtes formidables ! I love you guys !
And don’t forget, I write for you to have fun, not for glory.
Votre dévouée, Plume